Nos conseils pour éviter le prêt relais

prêt relais, Nos conseils pour éviter le prêt relais

Votre bébé arrive et vous souhaitez acheter plus grand ? Le confinement dans votre appartement vous a donné envie d’acquérir une maison avec jardin ? Problème : faire coïncider revente et nouvel achat n’est pas chose aisée. Votre réflexe est donc d’envisager la souscription d’un prêt relais. Au regard du coût de ce type d’emprunt et des risques qu’il fait peser sur votre budget, il vaut mieux choisir une alternative. Nos conseils pour éviter le prêt relais !

Le prêt relais, pourquoi faut-il s’en méfier ?

Certes, le prêt relais présente un avantage : vous permettre d’acquérir le bien de vos rêves avant la revente de celui que vous possédez déjà. Mais vous devrez composer avec un taux d’emprunt élevé, avec le risque de payer deux mensualités et celui de subir une certaine pression des banques.

Le prêt relais, un financement coûteux

Conclu sur une durée maximale de 2 ans, le prêt relais est une solution de court terme. L’établissement bancaire procède à l’évaluation du prix de votre logement et vous accorde un crédit sur 70 à 80 % de ce montant. Elle déduira ensuite le capital restant dû du prêt que vous remboursez déjà. Vous solderez le crédit relais au moment de la revente du bien.

Alors, pourquoi le prêt relais est-il coûteux ? Comme vous le concluez sur une durée courte, et que la banque doit tout de même réaliser une marge, le taux d’emprunt est assez élevé.

En outre, le prêt relais est proposé moyennant deux formules :

  • Le prêt relais avec franchise totale : vous différez le remboursement du capital et des intérêts jusqu’à la revente du bien. Les intérêts que vous auriez dû payer viennent s’ajouter au capital restant dû et produisent à leur tour des intérêts, appelés intérêts intercalaires ;
  • Le prêt relais avec franchise partielle : vous payez les intérêts pendant la durée du différé et le capital lors de la revente.

 

Si vous optez pour la première formule, le prêt relais vous reviendra assez cher !

Le prêt relais, une opération risquée

Lorsque le bien que vous vendez est d’un coût égal ou supérieur à celui que vous vendez, alors la banque vous consent une simple avance d’argent avec un prêt relais sec.

En revanche, si la valeur de votre bien actuel est inférieure à celle du nouveau logement, le crédit relais devra être complété par un prêt immobilier classique. On parle alors de prêt relais adossé, et c’est le plus fréquent sur le marché.

Si vous ne parvenez pas à revendre votre logement dans les 2 ans, vous devrez assumer deux mensualités (celle du crédit actuel et celle du crédit relais). Comme elles ne sont pas forcément adaptées à votre budget, vous vous exposez à un risque de surendettement.

Enfin, sachez qu’il n’est pas rare que certains établissements prêteurs mettent la pression sur les vendeurs pour qu’ils vendent vite… Quitte à ce que la transaction s’effectue en dessous du prix du marché, à votre détriment.

Que faire pour éviter le prêt relais ?

Vous le constatez, ce type de crédit immobilier n’est pas sans danger. Voici deux alternatives pour éviter le prêt relais.

Souscrire un prêt achat-revente

Le prêt achat-revente fonctionne plus ou moins sur le même principe que le prêt relais, à la différence près que le capital restant dû n’est pas déduit des fonds avancés.

Le bien immobilier fait l’objet d’une évaluation par des experts, et la banque vous apporte entre 70 et 80 % du montant de l’estimation. Cette somme est ajoutée à votre crédit en cours, qui fait l’objet d’un rachat, sur une seule ligne de crédit. Vous assumez donc une mensualité unique.

Vous disposez ensuite d’un délai de 2 ans pour revendre votre bien. Le produit de la vente sera affecté au remboursement de l’avance de 70 et 80 %. Le reliquat sera soldé comme dans le cadre d’un prêt immobilier classique.

L’inconvénient de cette opération, c’est que le rachat de crédit par un nouvel organisme de crédit suppose le versement de pénalités de remboursement anticipé à votre ancienne banque. Ces indemnités s’élèvent à 3 % du capital restant dû avant remboursement ou 6 mois d’intérêts. Un montant élevé si vous êtes en début de crédit !

Faire appel à un Ibuyers

Encore méconnue des propriétaires, une alternative au prêt relais gagne du terrain en France : les sociétés Ibuyers comme Homeloop. Bouleversant les codes traditionnels de l’immobilier, cette start-up en ligne propose de vous racheter votre bien immobilier, moyennant une décote de 8 % sur le prix de vente, expertisé par des spécialistes en valorisation.

Ce service s’avère avantageux car il vous offre la garantie d’une vente certaine et rapide. Seule condition : votre bien immobilier doit se situer en région parisienne, lilloise, nantaise ou lyonnaise.

Après étude de votre dossier et s’il est accepté par Homeloop, la start-up vous transmet une offre d’achat dans les 24h. Les acquéreurs pressés par le temps apprécieront.

En outre, la société Ibuyer n’étant pas un particulier, elle ne dispose pas du droit de rétractation de 10 jours. À distance, vous signez le compromis de vente dans les 7 jours, sans condition suspensive d’obtention d’un prêt immobilier.

Toute la transaction, y compromis la signature de l’acte notarié de vente définitive, s’effectue de manière dématérialisée : encore du temps de gagné ! Au final, vous mettrez 3 mois maximum pour vendre votre bien à Homeloop, contre 6 à 9 mois sur le circuit traditionnel.