Comment ouvrir un mur porteur ?

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Il est devenu assez courant d’observer des particuliers procéder à l’ouverture des murs porteurs à intérieur de leur maison. Cela leur offre l’avantage de bénéficier d’un espace plus grand avec plus de lumière et rend la circulation fluide au sein de leur logement. Toutefois, cette démarche peut représenter un véritable danger pour les occupants puisque le mur porteur est relié à la structure même de l’habitat. Si vous souhaitez ouvrir un mur porteur dans votre logement, vous devez faire appel à des spécialistes. Toutefois, il faudrait aussi que soyez bien renseigné sur la procédure à adopter pour éviter les dégâts. Voici les démarches à suivre pour vous aider à réaliser vos travaux avec précaution.

Obtenir une autorisation des structures compétentes

Il est indispensable avant tout d’obtenir une déclaration préalable de travaux. La demande se fait dans les mairies. Vous devez vous y rendre avec toutes vos notes de calculs. Par contre, quand le mur à casser se retrouve à l’intérieur de votre maison, vous n’avez pas besoin d’une autorisation d’urbanisme.

Le cas d’un appartement

Lorsque vous être propriétaire de votre appartement, vous devez valider l’opération en assemblée générale (AG) de copropriété. Cependant, avant l’AG, vous devez faire parvenir les documents qui suivent au syndic :

  • l’étude de faisabilité ;
  • les plans de l’architecte ;
  • les plans d’exécution du BET ;
  • une attestation qui prouve que vous êtes assuré ;
  • le devis lié au projet.

 

Ensuite, soumettez votre projet au copropriétaire, soit en déclenchant une AG extraordinaire, soit en l’intégrant à l’ordre du jour en attendant l’AG. Notez que l’Assemblée Générale ne se déroule qu’une seule fois dans l’année.

Le cas d’un mur porteur mitoyen

Lorsque le mur porteur à démolir est mitoyen (c’est-à-dire qu’il est situé entre deux appartements ou maison), la procédure est tout autre. Dans de pareilles circonstances, vous devez faire appel à un huissier pour qu’il fasse un état des lieux contradictoires. Ainsi, il pourra constater l’existence potentielle de dommages avant le début des travaux.

Faire appel à des professionnels

Ouvrir ou casser un mur porteur est une opération délicate qui n’est pas permise à tout le monde. Pour éviter les dommages collatéraux, il serait préférable de faire appel à des experts dans le domaine. La première personne à contacter pour une ouverture de mur porteur est l’architecte, plus spécifiquement celui d’intérieur. C’est lui qui se chargera d’étudier la faisabilité du projet. Ensuite, interviendra le bureau d’étude technique (BET structure) pour la suite des travaux. Après le BET, c’est une entreprise de maçonnerie habituée à ce genre de travaux qui passera à la phase action du projet sur le chantier.

Vous devez vous assurer que les différents acteurs qui interviendront dans vos travaux ont une assurance décennale en cours de validité.

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Procéder à l’étude de faisabilité

Cette étude est indispensable pour tout projet visant l’ouverture d’un mur porteur. Elle se fait par un architecte qui examine minutieusement le mur pour déterminer la faisabilité du projet et les répercussions sur l’édifice. Ce spécialiste a pour rôle d’assurer la substitution des éléments de soutien détruit par un autre support. Il contactera par la suite un bureau d’études techniques (BET structure ou démolition). C’est cet organisme qui lui indiquera la méthode d’ouverture ou de dépose de mur approprié à votre chantier. Le BET déterminera à travers des calculs de structure les dimensions et le type d’élément qui viendra soutenir la partie du mur cassé.

Réaliser la pose des étais

Cette phase faire intervenir l’entreprise de maçonnerie sur le chantier. En effet, avant de casser le mur porteur, elle met en place des étais de part et d’autre du mur. Cela, dans l’objectif d’assurer une bonne stabilité du plancher supérieur pendant toute la durée du chantier. Les étais sont généralement représentés sous forme de piliers métalliques verticaux qui servent de soutien provisoire à un linteau ou un mur.

Pour effectuer la pose des étais, les maçons réalisent des orifices au-dessus de l’emplacement, tous les 50 à 80 cm. Ensuite, ils mettent dans les orifices les bastaings en bois sous lesquels seront posés les étais.

Assurez-vous que le maçon ait pris le soin de mettre des cales en bois ou en caoutchouc sous les pieds des étais. Sans cela, vous courrez le risque de détériorer le revêtement de votre sol.

Poser un linteau IPN

Après la mise en place de l’étai, le maçon peut procéder à la pose du linteau IPN. C’est une poutre métallique qui permet de supporter le poids des étages qui se trouvent au-dessus du mur porteur qui a subi une ouverture. Pour garantir une bonne stabilité du linteau et de la structure soutenue, celui-ci doit être au-dessus de 20 cm à chaque extrémité. Le linteau sera ensuite scellé à l’intérieur des murs chimiquement ou au moyen de mortier.

Vous pouvez si vous le désirez coffrer le linteau IPN avec du béton ou le conserver en état. Tout dépend de l’aspect que vous souhaitez donner à l’ouverture de votre mur porteur.

Percer le mur porteur

C’est l’opération la plus dangereuse lors de l’ouverture d’un mur porteur. C’est pourquoi certaines précautions sont prises pour la sécurité des ouvriers. En effet, toutes les mesures observées pour stabiliser la structure de l’édifice n’autorisent pas les professionnels à procéder sans précision.

L’ouverture d’un mur porteur doit nécessairement se faire à la disqueuse et non à la masse. Cela permet d’éviter la déstabilisation du linteau précédemment posé et de soigner au mieux la finition. L’ouverture du mur commence juste en dessous du linteau puis il se casse progressivement du haut vers le bas. Au cours de cette action, veillez toujours à ce que le linteau reste bien positionné.

Retirer les étais et réaliser les finitions

Après l’ouverture du mur et le coffrage du linteau, les étais sont retirés laissant ainsi un vide dans la structure. Ces ouvertures ainsi que toutes les irrégularités seront comblées à l’aide de mortier. Un enduit ainsi qu’une couche de peinture seront appliqués sur les murs endommagés en guise de finition.

L’entreprise en charge des travaux peut supprimer les règles latérales et effectuer des retouches afin d’obtenir un résultat net. Pour finir, il faudra vous assurer de la jonction entre les revêtements de sol situé de part et d’autre puisqu’ils ne forment désormais qu’un. Faites de même pour la peinture si elle n’était pas identique dans les deux pièces.